A propos de la commune Kéran

La Commune Kéran1 fait partie des trois (03) communes que compte la préfecture de la Kéran dans la région de la Kara. Elle est limitée au Nord par la commune OTI-SUD (préfecture de l’OTI), à l’Est par la commune Kéran3, à l’ouest par la commune Kéran 2 et au Sud par la commune Doufelgou 2 (Défalé).

La commune Kéran1 est subdivisée en trois (03) cantons à savoir : Kandé, Péssidé et Akpontè. Elle est située à 55 km au Nord de la ville de Kara et à 470 km de Lomé, la capitale du Togo. Chaque canton est dirigé par un chef de canton qui travaille en étroite collaboration avec les comités de développement des villages (CVD), pour la planification du développement local. La population jeune (moins de 20 ans), représente 58% de la population totale.

Avec une superficie de 801km2, pour 44 399 Hbts (RGPH5-2022), la commune Kéran 1 réparti en canton se présente de la façon suivante :

-Le canton d’Akpontè avec douze (12) villages ;

-Le canton de Péssidé avec huit (08) villages ;

-Le canton de Kandé où se trouve le chef-lieu de la préfecture compte dix-sept (17) quartiers et quinze (15) villages. 

Elle est peuplée par des Lamba (ethnie majoritaire venue du village de lama-tessi dans la Binah), des Temberma et des N’Gangan, qui cohabitent avec une dizaine de communautés allochtones (Kabiyè, Nawda, Kotocoli, Bassar, Haoussa, Ewé, Moba, Tchokossi, etc..). 

Aussi la commune abrite-t-elle des peuples étrangers tels que : les Yorouba, Ibo, Djerma, Peuhls transhumants.

Bien que la population soit animiste dans sa grande majorité, les autres adeptes du Christianisme et de l’Islam célèbrent leur culte dans l’harmonie et la paix. L’économie de la commune repose essentiellement sur :

- les activités agro-pastorales, pratiquées par plus de 80 % de la population qui produit et vend les volailles, les petits ruminants, les bovins, le maïs, le mil, le sorgho, la farine de baobab, le fonio, le soja et les sésames etc….

La population vend également les produits issus de l’exploitation des terres, de la transformation des produits locaux (le soja en beignets, le mil en boisson local, le fonio en menu alimentaire) et de l’artisanat (forge, fabrication des matériaux traditionnels de culture, poterie etc…). Au niveau de la jeunesse, il est remarqué un fort taux d’exode des jeunes qui affluent vers les grandes villes (Lomé, Cotonou, Parakou, Nigeria, Ghana, Burkina Faso, etc…), à la conquête d’emploi rémunérateur ou attirés par l’offre de service urbain. La plupart s’adonnent à la conduite de taxi-motos, qui constitue leur activité génératrice de revenue (AGR).

Les institutions bancaires (UTB, ORABANK, SUNU BANK, CCP) et de micro-finances (FUCEC, MUFEC, PROMOFINANCE), apportent leur appui technique et financier aux différentes activités génératrices de revenus que portent plus de deux cent groupements et associations existant dans la commune Kéran 1. L’appui des petits commerces n’est pas du reste et constitue un levier de développement local dans la commune.

Pour faire face à ses différentes charges, la Mairie tire ses ressources des taxes perçues sur la vente de certains produits et services (état-civil, urbanisme) et des impôts locaux (perception des droits de places dans les marchés, les taxes d’exportation des produits locaux, etc…) ainsi que de la gestion de certaines infrastructures marchandes.

Pour cette année, une nouvelle stratégie de mobilisation de ressource verra le jour pour mieux canaliser les recettes propres de la Commune Kéran 1. La commune regorge en son sein des infrastructures socio-économiques telles que les écoles (les Jardins d’enfants, les écoles primaires et publiques, les collèges et lycées d’enseignement général et technique), les hôpitaux (le CHP de Kandé, les dispensaires et les USP) et bien des structures qui permettent un bon vivre dans la commune Kéran 1.